Delval s’est donné pour maîtres Bonnard et Matisse, le charme et l’intelligence de la peinture...Dans chacune de ses toiles, il ménageait toujours un espace plastique qui fascinait le regard et repoussait la figuration à la périphérie comme les haies d’un champ, pour faire tapisserie... Aujourd’hui il a trouvé la grande unité dans son œuvre ; cette puissance de la couleur et de la composition ne créant qu’une tache, vibrant, opérant une fusion des lignes, des formes et de toutes les nuances de la gamme colorée au profit d’une force qui jaillit et s’impose. Son petit atelier, grand comme un mouchoir, écrasé par les murailles, était comme illuminé d’un brasier secret.