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Qui sommes-nous?
ÉDITIONS & GALERIE ROUSSARD
ÉDITIONS
& GALERIE ROUSSARD
depuis
1945
Galerie
Roussard de Saint-Ouen de 1945 à 1948
Galerie Roussard du 7 rue du Mont Cenis depuis 1948
Galerie Roussard du 13 rue du Mont Cenis depuis 1971
L'association Montmartre des Arts depuis 1974
André Roussard Gallery in New York U.S.A en 1983
Éditions André Roussard depuis 1984
Galerie de Saint-Louis en l'île en 1986
http://www.roussard.com en 2000
http://www.montmartredesarts.com en 2008
Le
13, rue du Mont Cenis est en fait la troisième galerie, ouverte en
1971 à l'emplacement du cabaret de Patachou qui, dans les années
50, était le premier cabaret de Paris.
Il fut lancé par Maurice Chevalier et là, sur la scène
minuscule, débutèrent entre autres Jacques Brel, Georges Brassens,
Michel Sardou ; Piaf y chanta pour la dernière fois.
Récemment Liza Minnelli est venue visiter l'endroit où Charles
(Aznavour) avait chanté.
Mais la maison a une plus longue histoire.
La partie sur rue figurait déjà sur un plan du XVe siècle,
c'était la dernière maison du village ; la topographie du
vieux village n'a d'ailleurs pas changé depuis cette époque.
Plus récemment ce fut une ferme, puis au début du XXe siècle
une fabrique de poupées ; ensuite vint un menuisier qui vu le nombre
de peintres sur la Butte commença à fabriquer des cadres,
il eut pour clients Picasso, Mirò...
C'est aujourd'hui une galerie de tableaux spécialisée dans
les peintres ayant eu un atelier à Montmartre ; il faut dire que
j'en ai répertorié, dans le "Dictionnaire des peintres
à Montmartre aux XIXe & XXe siècles", plus de 4285
en ces deux siècles, des plus grands aux plus petits.
La
galerie a organisé plus de 120 expositions.
Dans les années 80 il y eut une annexe à New York au 57E 57th
Street.
Les Éditions ont été créées en 1984.
Auparavant l'Association Montmartre des Arts a été créée
en 1974 ; elle organise des expositions à l'étranger dans
les musées, notamment de Modigliani, Foujita, l'École de Paris....
Nous
sommes connus pour servir à nos cocktails de vernissage des vins
de Bordeaux.
Le mariage de l'art pictural et des meilleurs vins du monde n'est-ce pas
tout un art de vivre ?

La
Galerie Roussard par Raymond Lansoy
Texte
paru dans le magazine "Paris-Montmartre" de Décembre 2002
André
Roussard le plus montmartrois des marchands de tableaux
Voilà
plus de cinquante ans quexiste à Montmartre la Galerie Roussard,
au sept de la rue du Mont-Cenis. Ouverte en 1948 par loncle de lactuel
propriétaire, dans lancienne blanchisserie du vieux village,
on y expose alors entre autre Utrillo, Raoul Dufy, Jean-Gabriel Domergue,
Bombois. En 1963, loncle et parrain dAndré, malade, propose
à son neveu de laider à tenir la maison ; on y vend
toujours des Utrillo, mais aussi des Vlaminck, des Maclet, des Verbrugghe
et le voisin Jean dEsparbès.
En ce temps-là, le jeune André potine chez Carmen Tessier,
la fameuse commère de France-Soir, puis collabore au journal pilote
de René Goscinny. A Montmartre, le soir, le bon jeune homme bien
propre sur lui fréquente assidûment la maison Barbe, ce restaurant
où tout le village se retrouvait dans une ambiance familiale pour
sa cuisine bourgeoise, puis au Grenier chez Fred Bretonnière,
maison bien connue des nuiteux et contiguë à la galerie. Cest
probablement dans ce lieu de perdition que le jeune pigiste a trouvé
les clefs du village.
En 1968, à la mort de son oncle, il reprend la boutique à
son compte et y accroche Lucien-Philippe Moretti, Jordi Bonas le Catalan,
Bayon, le basque Céballos.
Une centaine de voyages aux Etats-Unis dont une quarantaine dexpositions
outre-atlantique, le salon de toile avec le grand Pierre Labric en 1968
présentant des sculptures de Collamarini et de Pédro Olaïzola
et un second salon de toile en 1969 dont la préface du catalogue
est signée Mac Orlan et les textes par Roland Dorgelès, Maurice
Genevoix, et où lon peut voir des toiles de Lorjou venu en
bon voisin.
Cest en 1969 quAndré Roussard expose ses premiers Gen
Paul, chez qui Attilio le patron du Pichet lavait emmené, en
1963. Lentrevue sétait exceptionnellement bien terminée
puisque lirascible de lavenue Junot lui avait déclaré
: Finalement, tes pas trop con.
Cherchant un nouveau local pour sagrandir, il trouve la femme de sa
vie, la charmante Maryse et le lieu au 13 de la rue du Mont-Cenis, dans
lancien cabaret de Patachou là où lon coupait
les cravates et où débuta Georges Brassens.
Inauguré en octobre de cette année-là par Catherine
Rouvel et Auguste Lebreton, on y voit accrochés aux nouvelles cimaises
des Lebourg, Max Jacob, Dubuffet, etc. Tout saffole dans la vie du
jeune marchand en 1974, avec la création dune association culturelle
ayant pour but dorganiser des manifestations picturales de lEcole
de Paris dans des musées étrangers, au Japon, en Corée,
à Taïwan, en Italie ou en Espagne. Montmartre des arts
sexporte avec ses peintres.
En 1983, cest louverture dune galerie dans le French
quartier de New York du côté de Park Avenue. André
Renoux est le premier à essuyer les plâtres américains,
suivi par Bonas, Oosterlynck, Heughe, Stupar, les frères Dufy et
Robert Delval.
Cest lépoque où André Roussard prend sous
son aile et en exclusivité des artistes comme Renoux et ce Robert
Delval éminent pêcheur à la mouche, diamant découvert
sur la place du Tertre, dont les nus à la sensualité diffuse
et les paysages diffusant une lumière souriante qui semble venir
dailleurs, font de la galerie un véritable lieu de découverte.
Pendant dix ans, le pêcheur à la ligne exposera
là une fois par an.
En 1990, cest la première exposition consacrée à
Gen Paul dont André Roussard deviendra lincontournable spécialiste
surtout après cette mémorable rétrospective de cent
tableaux expressionnistes au couvent des Cordeliers, pour le centième
anniversaire de sa naissance.
En 1999, André Roussard créé la surprise en présentant
un étonnant accrochage dAuguste Herbin.
En mars 2001, un coup de foudre pour Pierre Gougerot, ancien disciple secrétaire
de Gen Paul, dans les années cinquante, redonne le goût de
lexclusivité à André Roussard. Ainsi, il faut
découvrir cet artiste dexception trop peu connu, qui habite
à deux pas de là et peint depuis plus de cinquante ans, épurant
son trait en apurant sa palette.
Alors, quand vous passerez devant lancien cabaret, allez flâner
dans ce lieu de mémoire, vous y découvrirez que lart
continue de vivre près de la Place du Tertre et vous pourrez vous
offrir, en plus du plaisir de lil, celui de vous payer le dictionnaire
des peintres et le dictionnaire des lieux de Montmartre que vient décrire
et de publier le propriétaire des lieux. Vous vous promènerez
plus intelligemment après les avoir lus.

Interview
dAndré Roussard
Paris-Montmartre
Comment choisissez-vous les tableaux que vous achetez ?
André Roussard Je nachète
que des uvres que jaurais plaisir à contempler, si daventure,
je ne les vendais pas.
PM Jai lu un grand nombre de préfaces
de catalogue signées Bernard Dimey. Cest un hasard ou une nécessité
?
AR La première fois que jai
rencontré Bernard Dimey, cest au Tire-Bouchon où
il disait ses poèmes. On est devenu amis. Bernard montait régulièrement
à la galerie. Quand il était accompagné, il montrait
les catalogues en disant : Voilà mes uvres complètes.
En 1973, jai édité les huit péchés
capitaux, poèmes arrosés, écrits par Bernard Dimey
en une semaine sur le comptoir du Petit Bar et illustrés par Jordi
Bonas.
PM En dehors de vos activités marchandes,
vous êtes très impliqué dans la vie associative locale
?
AR Oui, dabord en 1970 cest
la création avec Claude Rumèbe, le patron du Picotin, du Baillot
Bordelais, puis de Montmartre des arts en 1974, et enfin en 1985 du Syndicat
dinitiative ; tout récemment, jai été nommé
Président de lassociation du Puits de Montmartre, qui est un
mystère que je ne révélerai quavant ma mort
PM Par ailleurs, vous êtes aussi
éditeur ?
AR Effectivement, le fonds darchives
que jai réuni ma permis dentamer lhistoire
de Montmartre dont le troisième tome sera consacré aux montmartrois
disparus, à paraître en 2003. Lors de la sortie de ce livre,
je présenterai une exposition de gravures dAuguste Brouet, sorte
de redécouverte dun artiste qui fut célèbre dans
les années 20. Et parmi les projets à court terme, je prépare
le catalogue raisonné de Gen Paul.
Et puis, je voudrai vous dire en conclusion un détail très important.
Depuis une prime enfance, jai le constant souci de garder mon indépendance
et mon libre arbitre, ne laissant à personne le soin de décider
à ma place.
Jai pour unique parti le Montmartre ancien et actuel et, bien entendu,
les arts plastiques.
©
Éditions André Roussard - Galerie ROUSSARD
7 & 13, Rue du Mont Cenis 75018 Paris Tél. 01
46 06 30 46 Fax. 01 42 52 38 00 Ouvert TLJ de 11h00
à 19h00
site: http://www.roussard.com
| e-mail: roussard@noos.fr
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